(Cet article a été écrit il y a une quinzaine de jours, je vous le publie pour patienter avant une chouette recette avec du foie de veau dedans. To be continued …)
Bonjour à vous mes lecteurs chéris, vous qui prouvez par votre passage ici combien votre goût est exceptionnel, vous aurez sans aucun doute remarqué que nous manquons de rythme en ce moment. On vous rassure, il n’est pas question de déserter les lieux, c’est juste qu’il nous tombe dessus un événement complètement pas prévu au programme : une sciatique.
Mais un truc de l’espace, j’vous jure. Obligée de rester immobile, à engraisser comme un porcinet loin de ma chère petite cuisine, scotchée sur le canapé du salon à regarder l’été passer dehors (tiens il est là celui-là ? Mais qu’est-ce que qu’il fichait au mois de juillet quand je l’attendais avec la bouche en coeur ?).
Du coup je ne peux plus faire mes virées à la poissonnerie d’Aligre, mes descentes à Asnières chez mon boucher préféré ou ma demie-heure de vélo pour aller chercher le formidable pain des amis de Christophe Vasseur – je ne peux même plus assouvir mes envies de shopping compulsif au Lafayette Gourmet. Et puis de toutes les façons, comme j’arrive même pas à ouvrir mon four, je vois pas bien à quoi ça me servirait de faire les courses.
Du coup, vu que ça faisait un moment que je n’avais pas partagé mes bonnes adresses avec vous mes chéris (et pourtant Dieu sait si vous le méritez), j’ai décidé de vous faire une fleur et pas des moindre en vous parlant de mes restaurants japonais préférés. Je vous conseille chacun d’entre eux chaleureusement, tout en précisant comme d’habitude que cette liste n’a rien d’exhaustif vu que je n’ai pas la prétention d’avoir parcouru l’intégralité des bonnes adresses à voir et c’est tant mieux.
Voici donc une petite sélection que je vous engage à découvrir au grè de vos envies, ne manquez pas de nous faire signe si vous y passez !
Pas cher, good price, moins de 20 € :
Matsuda :
19 rue St Roch, 75001 Paris
Planqué rue St Roch, un restaurant de sushi sans chichis, authentique et frais. Cadre sobre, nombreux clients japonais, carte simple mais droite dans ses bottes. A ce prix là je ne connais guère mieux à Paris.
Les plus : la fraîcheur, la découpe des poissons, le sentiment d’être à la maison quand on est habitué.
Moins bien : l’attente parfois un peu longue (même si elle témoigne du fait que les poissons sont coupés à la demande).
Kunitoraya :
39 rue Ste Anne, 75001 Paris
Oui je sais, ce n’est pas l’adresse la plus confidentielle du monde, mais que voulez-vous, le succès de Kunitoraya est mérité. Ici pas de poisson cru, mais des soupes de nouilles Udon, servies brûlantes pour quelques euros. Au canard, au curry ou au tempura, elles réchauffent les entrailles, et le bouillon qui leur sert de base est un must dans le genre. Ne venez pas cependant si vous êtes en quête d’atmosphère feutrée et d’espace zen : le restaurant est minuscule et l’on mange entassés les uns sur les autres après avoir fait une demie-heure de queue.
Les plus : l’authenticité, le choix, le “Kunitoraya Udon” aux lamelles de porc et salsifis (notre préféré).
Moins bien : pas trop de solution si vous n’aimez pas les Udon.
Happa-tei :
64 rue Ste Anne, 75002 Paris
Bienvenue au royaume des takoyaki, sortes de boules de pâtes à crêpes au poulpe, servies brûlantes et copieusement arrosées de mayonnaise. Drôle de truc pas mauvais qui tient bien au corps, à essayer au moins une fois pour l’ambiance pop et les menus bien ficelés.
Les plus : il faut regarder le type fabriquer ses bouboules, c’est fascinant.
Moins bien : c’est pas léger !

Nana-ya :
81, av. mozart, 75016 Paris.
Exilée en plein seizième arrondissement, cette annexe de la célèbre cantine Juji-ya de la rue Saint Anne est comme une bouée de sauvetage pour qui cherche une atmosphère nippone authentique dans le quartier. Bentos et plateaux de sushis à emporter sont frais et servis “minute” par une dame au cheveux bleus et au sourire charmant.
Les plus : le petit rayon épicerie, la formule Bento servie avec multiples petites salades et accompagnements.
Moins bien : beaucoup de fritures.
C’est pas encore le coup de bambou – entre 25 et 40 on s’en sort :
Toraya :
10, rue St Florentin, 75001 Paris
Je vous en ai déjà parlé ici, je raffole de ce salon de thé, de leurs plateaux repas raffinés et de leur granités au thé matcha (kakigoori, seulement en été). Un lieu plutôt féminin, tout à fait chic, mais qui n’en reste pas moins dépaysant. Réservation obligatoire pour le déjeuner.
Les plus : la joliesse des pâtisseries traditionelles, l’ambiance un peu seventies.
Moins bien : les portions un peu justes pour ceux qui ont un bon coup de fourchette.
A fréquenter en début de mois , on démarre plutôt à 50 €:
Takara :
14 rue Molière, 75001 Paris
Ce restaurant traditionnel est parait-il le plus ancien restaurant japonais de Paris. En ce qui me concerne, il me paraît l’un des plus authentique (si tant est que je puisse en juger, n’ayant jamais fichu les pieds au Japon). En tous les cas, le plateau de sashimi n’y ressemble pas à ce que l’on trouve d’habitude dans nos restaurants japonais parisiens : huîtres énormes, coquillages étranges et autres formes de vies aquatiques non identifiées font partie du repas. La formule bento reste a un prix raisonnable et sera parfaite pour les esprits moins aventureux – mais la spécialité à ne pas rater, c’est le Nabé. Un genre de fondue à base de fumet de poisson, d’huitres, de st-jacques et de crabe. C’est tout simplement une des choses les plus délicieuses que j’ai jamais eu l’occasion de manger, ce truc est une bombe de parfum et de délicatesse.
Les plus : le dépaysement, le service (appliqué) en kimono
Les moins : à réserver à ceux qui n’ont pas peur de se lancer dans l’inconnu : les serveuses parlent à peine français, on repassera pour les explications au moment de la commande.

Kaiseki :
7 bis rue André Lefèbvre, 75015 Paris
Je dois avouer que la première fois que j’ai entendu parler de Hissa Takeuchi, le chef du Kaiseki, je l’ai pris pour un charlot complet. Il faut dire aussi qu’il était en train d’apprendre aux candidats de masterchef à faire des sushis aux framboises en prime time sur TF1. Il a donc fallu pas moins que l’invitation de mon très estimé collègue Patrick Cadour, toujours dans les bons plans, pour que je me rende dans ce non-quartier de la capitale situé entre le métro Javel et le périphérique. Et je l’en remercie chaleureusement. Hissa est un artiste de la plus pure sorte, qui joue des goûts et des couleurs pour livrer une partition libre et brillante sur l’art de préparer le poisson. Il y a un je-ne-sais-quoi d’intensément beau et lumineux dans ses assiettes, j’ai adoré, depuis le grand plateau de sushis jusqu’à la tête de bar grillée.
Les plus : l’accueil charmant de Françoise, la cuisson des poissons sur pierre, la terrasse
Moins bien : le décor un peu “salle de bain”

Je recommande aussi :
- Minori, une micro cantine adorable avec une “Udon Tori” (soupe de poulet) dont je raffole.
- Sushi Marché dans le 16ème, je vous en avais parlé là
- L’Orient Extrème dans le 6ème, très “jet set” mais j’aime bien de temps en temps
- Yen, un très raffiné restaurant de nouilles soba (un bouillon de sarrazin à danser la gigue), un peu cher mais qui mérite le détour
- Kiyomizu, dans le 8ème (une autre adresse de Mr Cadour), un sushi haut de gamme impeccable et raffiné, servant de plus un dessert improbable et délicieux : des raviolis de tapioca au soja grillé.
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Une éternité que je n’ai pas mis les pieds à Paris, ah,non, si, l’année dernière aller/retour express pour faire visiter la Tour Eiffel à mon fils. Alors que l’un de mes plaisirs d’ancienne parisienne n’imaginant pas la vie au-delà du périph c’était la possibilité de manger japonais, de la vraie cuisine japonaise, entre Rivoli et Opéra sans se poser de question!!!!!!! Merci pour cette petite liste même très subjective, ça me convient.
Et bon courage pour ta satanée sciatique
(la sauge ça soigne, i’ disent çà en Palestine)
Ha ha – donc les tempuras de sauge ça tombait bien ! Quant à la liste oui, elle est toujours très subjective, j’y tiens beaucoup
Besos !!
J’aime bien le statut d’estimé collègue, on sent bien l’imprégnation nippone (ni mauvaise d’ailleurs) de ce billet fort utile. Je ne les connaissais pas tous et certains de nom/réputation seulement, comme celui des takoyaki qu’il me tarde de goûter…
J’espère que tu bientôt iras mieux en dos comme en temps, que nous reprenions nos découvertes…
Les takoyaki, pour être sincère, c’est plus rigolo que fin-fin. Mais faut le faire une fois ! Bises et effectivement on se voit bientôt !
Ah les niflettes, les escargots rhum/raison, le pain des amis, la tarte aux pommes beurre salé, et tous les autres délices de l’ami Christophe Vasseur ! je ressens toujours une gourmandise de gosse quand je pousse la porte de cette boulangerie… Un peu la même gourmandise que j’ai à lire tes post, à réaliser tes recettes. Que tu puisses te remettre vite en selle !
Merci c’est adorable. Le pain des amis j’ai TOUT LE TEMPS envie d’en manger, c’est dingue !
Et bien merci pour ces avis sur les restos. toujours bien ce genre de partage de bonnes adresses. c’est pratique quand on a pas de bon japonais dans le coin et qu’on monte à Paris de temps en temps. j’en testerais un d’ici la fin de l’année j’espère
Surtout si tu essayes, ne manque pas de venir nous en parler : j’aime bien avoir des retours, et parfois les gens ne sont pas d’accord – c’est toujours intéressant de confronter plusieurs avis
Merci pour les adresses ! Je devrais partager les miennes, au lieu de las garder rien que pour moi
Ca va mieux ton dos quand même ?
Oui il faut partager, c’est bcp plus drôle
) Mon dos va mieux je te remercie, je vois le bout :p Et toi le mémoire, ça avance ? Bises
Tant mieux pour ton dos… c’est pénible ce genre de truc.
Moi pour le mémoire (arghhhh le mot interdit) ça avance mais je voudrais que ça avance plus vite !!
Bises !
Je connais un excellent restaurant japonais rue rodier dans le 9ème qui s’appelle Hotaru. Le cadre n’est pas très très engageant (ancienne brasserie) mais l’assiette est de haut niveau (environ 50 Euros).
Je note précieusement, merci Hélène !! J’en profite pour t’embrasser, à vite !
Eh beh j’ai tout bien noté pour la prochaine virée parisienne !!!
Merci, merci…et bien évidement, bon rétablissement, saleté de truc de l’espace !
A bientôt…
Merci pour tes bons voeux de rétablissement, ça va mieux mais j’en ai ch…
aïe, aïe aïe moi c’est plutôt cruralgie….mais bon je ne peux pas aller au restaurant non plus, ni cuisiner…Alors bonne chance !!!
Il manque le meilleur, Koji Aida.
Menu unique a prix effrayant, et probablement le repas qui m’a le plus ebloui cette annee…
Ah, et il ne propose pas de sushis parce que c’est “trop difficile”!
Faut que j’aille voir ça, j’adore : un barjot perfectionniste hors de prix, c’est pour moi !